Trois médailles en ski de fond sur une seule édition des Jeux olympiques. Du jamais vu pour la France. Ce dimanche 15 février, à Tesero, le quatuor Théo Schely, Hugo Lapalus, Mathis Desloges et Victor Lovera a arraché l’argent sur le relais masculin de Milan-Cortina 2026.

Schely lance la machine, Lapalus recolle

Le départ n’a pas été simple. Théo Schely, sprinteur de formation mais solide en classique, a transmis le relais en sixième position, à dix secondes de la tête. « J’avais les jambes dures, confiait le Cluse après sa course. C’est vraiment dommage parce qu’Hugo a dû faire l’effort pour rentrer. »

Et Lapalus a fait le boulot. Le fondeur a réussi à recoller avec le peloton de tête avant de se faire distancer par l’accélération du Norvégien Martin Loewstroem Nyenget. Quatrième position au moment de passer le témoin, avec seulement 14,7 secondes de retard sur la tête. Pas mal du tout.

Desloges, double vice-champion olympique en mode patron

Mathis Desloges n’en est plus à une performance près sur ces JO. Déjà médaillé d’argent sur le skiathlon puis sur l’individuel libre, le fondeur a tenu tête à l’Italien Einar Hedegart et lui a même repris deux secondes sur 7,5 km. Surtout, il a creusé l’écart sur la Finlande (repoussée à 25 secondes) et l’Italie (46 secondes).

Résultat : quand Victor Lovera s’est élancé pour le dernier relais, la France tenait sa deuxième place. Restait à ne pas craquer face au Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo, qui devenait au passage l’athlète le plus titré de l’histoire des JO d’hiver avec 9 médailles d’or.

« On écrit l’histoire petit à petit »

Lovera a parfaitement géré son effort. La Norvège l’emporte logiquement, l’Italie complète le podium pour son premier relais olympique depuis 2006.

Pour Desloges, « c’est largement la plus belle parce qu’on va la chercher en équipe ». L’émotion était palpable chez Lovera aussi : « Je suis parti à fond, j’avais peur que derrière ça rentre mais la dernière ligne droite, j’ai pas de mots ! »

Avec 14 médailles tricolores à mi-parcours de ces Jeux, et trois rien qu’en ski de fond (un record absolu pour la France sur une même édition), la délégation bleue vit des JO d’hiver exceptionnels. Depuis 2014, les fondeurs français avaient décroché le bronze en relais à chaque édition. Cette fois, ils ont fait mieux. Faut-il s’attendre à l’or la prochaine fois ? La bande de copains y croit dur comme fer.

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