Sept ans de prison et un mandat de dépôt. Le rappeur Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, dort ce soir en cellule. La cour criminelle départementale de Paris a rendu son verdict ce jeudi 19 février après quatre jours de procès. L’artiste marseillais, 40 ans, connu pour son tube La Kiffance, était poursuivi pour le viol d’une jeune femme de 20 ans dans une chambre d’hôtel parisienne, en octobre 2021.

Ce qui s’est passé cette nuit-là

Les faits remontent au 1er octobre 2021. La jeune femme, accompagnée de deux amies, est invitée à prolonger la soirée dans la chambre d’hôtel du rappeur, alors âgé de 35 ans. Elle affirme s’être endormie, puis avoir été « réveillée par une pénétration ». Selon France Info, elle n’a jamais varié dans son récit depuis sa plainte.

Face aux juges, Naps a rejeté les accusations. « Jamais de la vie ça ne me viendrait à l’idée d’avoir un rapport avec une personne endormie. C’est impossible », a-t-il déclaré mardi, rapporte 20 Minutes. Il a maintenu qu’il s’agissait d’une relation consentie.

Le parquet balaye la thèse du consentement

L’avocate générale Sarah Cadeillan a été directe. « On essaie de vous faire croire qu’il s’agit de parole contre parole », a-t-elle lancé lors de ses réquisitions. Pour elle, les déclarations « circonstanciées » de la plaignante prouvent un « viol par surprise ». Le parquet avait requis exactement sept ans, peine que la cour a suivie à la lettre.

Un mandat de dépôt accompagne la condamnation. Le rappeur n’est pas rentré chez lui après le verdict, il a été placé en détention immédiate. Il risquait jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle.

D’autres accusations planent

Ce procès parisien n’est peut-être que le premier acte. En juillet 2024, le rappeur a été mis en examen dans le Var pour viols et agressions sexuelles à la suite des plaintes de trois autres femmes, selon 20 Minutes. Des accusations qu’il conteste aussi.

À 40 ans, celui qui remplissait des salles et empilait les certifications de disques voit sa carrière s’effondrer sous le poids de la justice. Reste à savoir ce que donnera le second dossier varois, où un nouveau procès pourrait alourdir encore la facture.