Un fusil à pompe et un bidon de carburant. C’est avec cet équipement qu’un homme d’une vingtaine d’années a franchi, tôt ce dimanche matin, le périmètre sécurisé de Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump à Palm Beach, en Floride. Il n’est jamais ressorti vivant.
Selon le communiqué officiel du Secret Service et la conférence de presse tenue par Ric L. Bradshaw, shérif du comté de Palm Beach, les faits se sont déroulés aux premières heures de la matinée. L’individu, décrit comme un homme blanc d’une vingtaine d’années dont l’identité n’a pas encore été rendue publique, a pénétré dans l’enceinte en passant par le portail nord du complexe.
Un fusil pointé, une réponse immédiate
Des agents du Secret Service et un adjoint du shérif du comté l’ont intercepté à l’intérieur du périmètre. Mis en face des agents, l’homme a posé son bidon de carburant au sol, mais a ensuite levé son fusil à pompe en position de tir. Les officiers ont ouvert le feu. L’homme est mort sur place. Au moins deux agents du Secret Service et un adjoint du shérif étaient impliqués dans l’intervention. Tous portaient des caméras corporelles, a précisé le shérif Bradshaw lors de sa conférence de presse.
Trump n’était pas sur place. Le président américain avait passé la soirée du samedi à la Maison-Blanche, où il recevait les gouverneurs des États. Une confirmation officielle de sa présence à Washington a été apportée dès dimanche matin par son entourage.
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FBI, Secret Service et shérif sur l’affaire
Trois agences enquêtent désormais sur l’incident. Le FBI, le Secret Service et le bureau du shérif du comté de Palm Beach ont ouvert des investigations conjointes pour déterminer les motivations de l’intrus. Pour l’heure, aucun élément sur son identité, son parcours ou ses intentions n’a été communiqué, rapporte le New York Times, qui a couvert la conférence de presse en direct.
Mar-a-Lago, transformée par Trump en club privé et en résidence secondaire officieuse depuis son retour à la Maison-Blanche, a déjà fait l’objet de plusieurs incidents sécuritaires par le passé. Un bidon de carburant dans le contexte d’un club privé truffé de membres de l’administration et de personnalités politiques : difficile de ne pas y voir une menace d’une nature particulièrement sérieuse, même si les autorités se gardent pour l’instant de tout commentaire sur les intentions présumées de l’individu.
Et maintenant ? Trump lui-même n’avait pas encore réagi publiquement à l’heure où ces lignes sont écrites. L’enquête ne fait que commencer.
✍️ Matteo Rossi | Sources : New York Times (22 février 2026), Secret Service (communiqué officiel), shérif Ric L. Bradshaw, comté de Palm Beach (conférence de presse)