Soixante-dix centimètres. C’est le cumul de neige attendu à New York ce lundi 23 février. La mégalopole de 8 millions d’habitants vit au ralenti depuis ce matin, frappée par une « bombe météorologique » d’une rare violence. Les autorités n’ont pas attendu pour agir.
État d’urgence et interdiction de circuler
Dès les premières heures du jour, le maire démocrate Zohran Mamdani a décrété l’état d’urgence et imposé une interdiction de circuler dans toute la ville. Concrètement : voitures individuelles, camions commerciaux, vélos électriques, tous bloqués. Seuls les travailleurs essentiels et les personnes se déplaçant pour une urgence médicale restent autorisés à sortir.
« L’une des tempêtes de neige les plus violentes depuis plus d’une décennie. » C’est en ces termes que le maire Mamdani a décrit la situation. Le Monde, qui cite l’agence Reuters, confirme que New York s’est littéralement figée sous la neige et dans le froid. Franceinfo parle de son côté d’une tempête « hors norme ».
Jusqu’à 70 cm et des rafales à 80 km/h
Ce qui frappe, c’est l’ampleur du phénomène. Pas un simple coup de froid habituel en plein hiver américain. Une « bombe météorologique » – terme désignant une dépression atmosphérique qui se creuse très rapidement en moins de 24 heures – a déferlé sur la côte est. Résultat, selon Ouest-France et Franceinfo : des rafales de vent glacial atteignant les 80 km/h et des cumuls de neige pouvant atteindre 70 centimètres par endroits.
La majorité des transports est à l’arrêt. Le réseau de métro continue de fonctionner partiellement, assurant la mobilité des soignants et des policiers encore en service.
Toute la côte Est touchée
New York n’est pas seule dans cette tourmente. Une large portion de la côte nord-est des États-Unis se retrouve sous alerte, rapporte Le Monde. Plusieurs millions d’habitants sont concernés par les perturbations météorologiques.
L’interdiction de circuler était en vigueur jusqu’à midi heure locale, soit 18 heures à Paris ce lundi. Les autorités locales ont mobilisé d’importants moyens face aux perturbations attendues. Difficile de ne pas y voir une gestion de crise qui tranche avec l’immobilisme observé lors des tempêtes passées. La dernière comparable remontait à plus de dix ans. Cette fois, la réaction a été rapide. Reste à voir si, demain matin, New York émergera soulagée de sous ses 70 centimètres de neige.