Deux adolescents de 16 ans interpellés mardi dans le Nord. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a confirmé l’information ce vendredi 20 février : les deux mineurs préparaient ce que les enquêteurs qualifient d’« action violente » à caractère djihadiste.
Des cibles grand public dans le viseur
Le meneur présumé du duo a reconnu lors de sa garde à vue avoir envisagé de frapper « un centre commercial ou une salle de concert ». Selon le PNAT, il projetait de « dérober une arme à feu » pour passer à l’acte. Plus inquiétant encore, le jeune homme a admis avoir acheté des produits chimiques et réalisé chez lui des « tests de combustion ». On parle donc d’un projet qui dépassait le stade de la simple intention.
C’est la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui a mené les investigations, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le PNAT début février 2026. Les deux adolescents ont été placés en garde à vue après leur interpellation.
Un suiveur qui alimentait la radicalisation
Le second mineur, considéré comme le suiveur, était au courant des projets de son camarade. Le PNAT le soupçonne d’avoir « contribué à renforcer ses convictions radicales violentes ». Pas un simple spectateur, donc.
Les deux jeunes sont poursuivis pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes ». Le PNAT a requis le placement en détention provisoire pour le meneur présumé. Pour le second, c’est un contrôle judiciaire qui a été demandé.
Une information judiciaire ouverte
L’information judiciaire ouverte ce vendredi permet désormais à un juge d’instruction d’approfondir l’enquête. Cette affaire rappelle que la radicalisation touche aussi des profils très jeunes. Le Parisien avait révélé l’affaire en premier, confirmée ensuite par le PNAT et relayée par 20 Minutes avec l’AFP.
La France reste sous le plan Vigipirate renforcé depuis plusieurs mois. Selon un rapport de l’ONU publié début février et cité par 20 Minutes, la menace posée par l’organisation État islamique « s’accroît » depuis le dernier trimestre. Faut-il s’attendre à d’autres interpellations dans les semaines à venir ?