Valerie Pecresse, presidente de la region Ile-de-France, a lance un appel samedi 14 fevrier en faveur de l’organisation d’une primaire de la droite et du centre en vue de l’election presidentielle de 2027. Une initiative qui pourrait redessiner le paysage politique a droite.
Une primaire « la plus ouverte possible »
Dans un entretien accorde au Parisien, l’ancienne candidate a la presidentielle de 2022 a detaille sa vision. Elle souhaite un scrutin ouvert aux sympathisants de la droite republicaine et du centre, sur le modele de la primaire de 2016 qui avait vu la victoire de Francois Fillon. « Nous devons proposer une offre politique claire aux Francais, et pour cela, il faut un candidat legitime, choisi par la base », a-t-elle declare.
Valerie Pecresse a toutefois pose des limites a cette ouverture. Elle s’est clairement prononcee contre la participation de Sarah Knafo, eurodepute du parti Reconquete, estimant que cette formation ne partage pas les valeurs republicaines de la droite traditionnelle. « La primaire doit rassembler la droite de gouvernement, pas ses marges », a-t-elle precise.
Un calendrier lie aux municipales
L’ancienne ministre de l’Enseignement superieur envisage d’organiser cette consultation apres les elections municipales de mars 2026, dont le premier tour est prevu le 15 mars. Selon elle, ce scrutin local permettra de prendre la temperature de l’electorat de droite et de mesurer la force des differentes sensibilites avant de se projeter vers la presidentielle.
Plusieurs noms circulent deja comme potentiels candidats a cette primaire : Laurent Wauquiez, president du groupe Droite republicaine a l’Assemblee nationale, Xavier Bertrand, president des Hauts-de-France, ou encore Bruno Retailleau, actuel ministre de l’Interieur. Valerie Pecresse elle-meme n’a pas exclu de se presenter a nouveau.
La droite en quete de renouveau
Cette proposition intervient dans un contexte difficile pour Les Republicains, dont le score a la presidentielle de 2022 avait ete historiquement bas avec moins de 5 % des voix. Le parti cherche depuis a se reconstruire et a retrouver une assise electorale suffisante pour peser dans le debat national.
L’idee d’une primaire ne fait cependant pas l’unanimite au sein de la famille politique. Certains cadres estiment qu’un tel exercice pourrait affaiblir le candidat designe, comme cela avait ete le cas en 2017 avec Francois Fillon, emporte par les affaires apres sa victoire a la primaire. D’autres considerent au contraire que c’est le seul moyen de donner une legitimite democratique au futur candidat.
Les prochaines semaines s’annoncent decisives pour l’avenir de cette initiative, alors que les regards se tournent deja vers 2027.