Donald Trump a lâché une bombe jeudi soir sur Truth Social. Le président américain a annoncé qu’il ordonnait la déclassification des dossiers gouvernementaux liés aux extraterrestres, aux OVNI et aux phénomènes aériens non identifiés. Du lourd.

En clair, le Pentagone, la CIA et toutes les agences concernées vont devoir fouiller leurs archives et rendre publics des documents jusqu’ici classifiés. « Des sujets extrêmement intéressants et importants », a écrit Trump, avant de conclure par son habituel « GOD BLESS AMERICA ».

Pourquoi maintenant ?

Le timing n’est pas anodin. Cinq jours plus tôt, Barack Obama déclarait dans un podcast que les extraterrestres « sont réels, mais je ne les ai pas vus ». Une phrase qui a fait le tour du monde. Obama a vite rétropédalé, précisant qu’il parlait de probabilité statistique, pas de preuves concrètes. Trop tard : Trump a sauté sur l’occasion.

« Il a divulgué des informations classifiées, il n’a pas le droit de faire ça », a lancé le président depuis Air Force One, selon Fox News. Puis, magnanime : « Je pourrais le sortir d’affaire en déclassifiant moi-même. » Un coup politique en deux temps, accuser puis se poser en sauveur.

Des archives sous haute tension

Concrètement, que pourrait-on trouver dans ces fichiers ? Depuis 2017, le sujet OVNI a gagné en crédibilité aux États-Unis. Le Pentagone a reconnu l’authenticité de vidéos montrant des objets volants captés par des pilotes de la Navy. En 2023, le Congrès a voté l’UAP Disclosure Act, une loi qui oblige les agences fédérales à transférer leurs documents sur les phénomènes aériens non identifiés aux Archives nationales.

Début février, des images radar de drones Reaper de l’US Air Force ont fuité, montrant des objets dans l’espace aérien du Moyen-Orient que personne n’a su identifier, rapporte le New York Post. Côté britannique, des documents déclassifiés ont révélé que l’armée cherchait activement des technologies extraterrestres dans les années 1990.

Le Congrès applaudit, les sceptiques grincent

La réaction au Capitole a été rapide. Anna Paulina Luna, présidente du groupe de travail sur la déclassification à la Chambre, a salué l’annonce : « On va avoir des tonnes d’auditions ! » Son collègue Tim Burchett, membre du même groupe, a simplement écrit : « Il est temps. »

Mais les sceptiques rappellent un détail. En 2019, Trump avait confié à Tucker Carlson qu’il « doutait » de l’existence des extraterrestres. « Personnellement, j’ai tendance à ne pas y croire, mais tout est possible », disait-il. Sept ans plus tard, changement de cap total. Calcul politique ou vraie conviction ? Difficile à dire.

Et après ?

Reste la question centrale : ces fichiers contiendront-ils quoi que ce soit de spectaculaire ? Les ufologues espèrent des révélations sur des programmes secrets de récupération d’engins non identifiés. Les analystes, eux, misent plutôt sur des rapports militaires techniques, sans petit homme vert à la clé. Un analyste cité par le New York Post avait même prévenu la Banque d’Angleterre de préparer un plan en cas de confirmation officielle d’une vie extraterrestre, tant l’impact économique serait colossal.

Une chose est sûre : la course à la transparence sur les OVNI est lancée. Et Trump vient de s’en emparer.